mardi 18 juillet 2017








Jane Austen

Bi-Centenaire


Jane Austen - 1775 - 1817



En ce 18 juillet 2017, on célèbre dans l'univers anglo-saxon, avec d'innombrables lecteurs de par le monde, le Bi-Centenaire de Jane Austen, décédée à l'âge de quarante deux ans.





Cette grande dame de la littérature anglaise a jeté sur la société de son temps, et la condition féminine, un regard d'une grande acuité. Son oeuvre romanesque et subtile, non dénuée d'humour, a inspiré bon nombre des romancières qui lui ont succédé. Grâce lui soit rendue. 





















18/07/2017

mardi 6 juin 2017







A tous les lecteurs de Vert Céladon



Miyako


Un pur moment de beauté et de sérénité








Un film de Erez Sitzer















lundi 22 mai 2017








Les derniers jours d'Emmanuel Kant
de
Thomas de Quincey


"Deux choses remplissent mon esprit d'une admiration et d'un respect incessants : le ciel étoilé au dessus de moi et la  loi morale en moi." - E. K.


Emmanuel Kant - 1724 - 1804



S'il est un petit ouvrage qui m'accompagne depuis longtemps, et que j'ai relu souvent, à chaque fois avec un égal intérêt, c'est bien "Les derniers jours d'Emmanuel Kant" de Thomas de Quincey, lequel s'est inspiré pour l'écrire, des Mémoires de Wasianski, secrétaire et ami du philosophe.


Il s'agit pourtant  là d'un texte qui pourrait apparaître comme empreint de tristesse, ce qu'il est à certains égards, puisqu'il nous relate les derniers mois de la vie du grand homme de Königsberg, lequel s'achemine inexorablement vers la sénilité, la perte de mémoire, associée à celle de la notion du temps, de l'équilibre physique, et de bien des manifestations qui entourent la fin d'une existence. Cependant, on est aussi intrigué, amusé, voire conquis parfois, par les différents aspects de la personnalité hors du commun d'Emmanuel Kant, et de la manière dont toute sa vie il organisa son existence, rythmée par la routine d'un emploi du temps, dont il était incapable de s'émanciper, excepté comme on le verra, à deux reprises seulement, lors d'événements perçus par lui comme extraordinaires.


"A cinq heures moins cinq précises, été comme hiver, Lampe, le domestique de Kant, qui avait autrefois servi dans l'armée, pénétrait dans la chambre de son maître, de l'air d'une sentinelle en faction, et s'écriait d'un ton militaire : "Monsieur le Professeur, le temps est venu".


Après son lever, Kant, assis à sa table, s'octroyait plusieurs tasses de thé, puis fumait une pipe de tabac, la seule qu'il s'autorisât durant la journée, tout en réfléchissant aux activités qui l'attendaient. Il se dirigeait ensuite vers son cabinet de travail. Puis, à une heure moins le quart précise, il appelait sa cuisinière en disant "Midi trois quarts viennent de sonner". Son ordinaire, quand il ne recevait pas des convives à sa table, se composait d'une soupe agrémentée d'un vin du Rhin ou de Hongrie. Il retournait ensuite dans son cabinet de travail pour quelques heures en attendant l'arrivée de ses hôtes, qu'il ne recevait qu'en grande tenue et ce même jusqu'à la dernière période de sa vie.

Illustration Frédéric Malenfer



Emmanuel Kant appréciait beaucoup ses amis et organisait chez lui des déjeuners où la conversation était animée, mais revêtait un cérémonial très particulier. En fait, il observait comme l'explique Wasianski, une méthode très précise  : "Il fixait la compagnie, lui-même compris, à trois au moins, et neuf au plus, et dans les petites fêtes, de cinq à huit. En fait, il observait ponctuellement la règle de Lord Chesterfield, à savoir que le nombre de convives, l'hôte compris, ne doit pas être inférieur à celui des Grâces, ni supérieur à celui des Muses." "A peine avait-il déplié sa serviette, qu'il ouvrait les festivités d'une formule  particulière : "Allons Messieurs !". Les mots ne sont rien ; mais le ton et l'allure dont il les prononçait, proclamaient, sans que personne put  s'y méprendre, l'oubli des efforts de la matinée, et de sa part, un abandon résolu au plaisir de la société."


Il n'aimait pas que la conversation languisse, il fallait que ça aille bon train, tout en faisant preuve de tact envers ses invités, s'enquérant auprès d'eux de leurs goûts et de leurs préoccupations. Les affaires de la cité de Königsberg n'étaient évoquées que si elles revêtaient à ses yeux un aspect intéressant, et n'usurpaient jamais l'attention de l'assemblée. De plus, et c'est là une des facettes singulières de la personnalité de Kant, il n'orientait que très rarement les entretiens vers la philosophie qu'il avait fondée ; à ce titre, on peut dire qu'il était exempt du défaut qui accable souvent nombre d'intellectuels, intolérants pour tout ce qui n'est pas propre à eux-mêmes. A tel point qu'un étranger qui aurait connu son oeuvre mais ne l'aurait pas connu lui-même, aurait eu peine à imaginer que ce bon compagnon, aimable et attentif, était aussi l'auteur de la philosophie la plus profonde qui soit. La réflexion politique tenait également une grande place lors de ces déjeuners, de même que dans la vie de Kant. Ses analyses du déroulement de la Révolution française, événement qui l'intéressât considérablement, pouvaient apparaître comme de simples conjectures, mais se révélèrent extrêmement fondées, notamment sur le plan militaire.



Après le déjeuner il sortait, toujours seul, pour sa promenade quotidienne, afin de prendre de l'exercice. Cette solitude, après l'agrément de la conversation, lui était essentielle pour se livrer en marchant à ses méditations. Toute sa vie, le trajet de cette promenade fut le même, excepté à deux reprises notables, une fois en 1767, où il fit un détour pour aller se procurer "Le contrat social" de Jean-Jacques Rousseau, puis en 1789, pour aller quérir la gazette annonçant la Révolution française. 



 Photo extraite du film de Philippe Collin "Les derniers jours d'Emmanuel Kant" - 1993



Université de Königsberg
De retour chez lui, il rejoignait son cabinet de travail, pour préparer un cours à l'Université ou poursuivre l'écriture d'un ouvrage en cours. Tout ceci le menant jusqu'à vingt deux heures, où une fois les chandelles apportées, il se retirait pour la nuit. Cette discipline de vie, régie avant tout par l'étude, une alimentation simple, excepté lorsqu'il conviait ses hôtes à déjeuner, et sa marche quotidienne, permirent à Kant de jouir jusqu'à l'âge de soixante dix huit ans, d'une excellente santé. Rien de fastidieux pour lui dans l'observation de cette régularité, car comme le dit le narrateur : "Il parlait souvent de lui-même comme d'un gymnaste qui pendant près de quatre vingts ans s'était constamment maintenu sur la corde raide de la vie, sans jamais faire un seul écart sur la droite ou sur la gauche."




Mais il advint cependant que le déclin des facultés physiques et mentales de Kant, se manifesta par différents événements, dont l'un, lors d'une promenade où il tomba dans la rue et fut incapable de se relever. Deux jeunes femmes, témoins de l'incident, vinrent à son secours. Il les remercia chaleureusement, et offrit à l'une d'elle la rose qu'il tenait à la main. Elle la conserva longtemps, émue d'avoir rencontré le grand professeur de Königsberg et d'avoir pu lui venir en aide.


Illustration Frédéric Malenfer
Cet incident, qui était le premier à se dérouler en dehors du cercle privé, fut pour Kant la cause de son renoncement à tout exercice. Désormais, il accomplissait chaque geste avec lenteur. Ses pieds refusant de le porter, il tombait sans arrêt, sans forcément se blesser, même s'il était mince et chétif, et pouvant rester à terre dans la solitude, jusqu'à ce qu'apparaisse son serviteur ou un ami en visite, venu le secourir. Il semble cependant que Kant ait fait preuve d'un grand stoïcisme face à l'aggravation de son état et de sa lente dégradation physique et intellectuelle, retrouvant même parfois quelques accents de gaieté, notamment à l'évocation de la célébration de son anniversaire, événement qui était toujours pour lui très heureux, car il le partageait avec certains de ses amis en buvant du Champagne.



Mais à partir du dernier trimestre de l'année 1803, son entourage vit ses facultés s'amoindrir davantage. Il tomba gravement malade et ne s'alimenta plus. Une rémission intervint durant quelques semaines, mais en décembre il ne pouvait plus signer de son nom aucun document et ne reconnaissait plus son entourage, qui lui devenait étranger, sa soeur, Wasianski son secrétaire, et son serviteur. Le dimanche 18 février 1804, Emmanuel Kant vécut ses dernières heures, veillé par ses proches, et à l'instant précis où la pendule sonnait onze heures, il rendit l'âme. Une foule considérable vint saluer, chez lui, la dépouille du philosophe, en constatant, avec effarement, sa terrible maigreur.



Kant avait rédigé ses dernières volontés dans un texte confié à Wasianski, son exécuteur testamentaire, dans lequel il souhaitait que ses funérailles se déroulent tôt le matin, sans ostentation, et en présence de quelques uns de ses amis seulement. Wasianski eût tôt fait de le convaincre que cette seconde disposition s'avérerait impossible à tenir, tant il savait que les étudiants de l'Université se presseraient une dernière fois auprès de leur grand maître. Kant se rendit aux arguments de son secrétaire et ami, déchira le document, et s'en remit à lui pour l'ordonnancement de la cérémonie.



Wasianski avait vu juste en organisant des funérailles publiques, car tout ce que la Prusse comptait de dignitaires, aussi bien de l'église que de l'état, vint accompagner le cercueil de Kant, escorté par les représentants de l'université et ses étudiants, de nombreux officiers, que le philosophe avait toujours eus en sympathie, vêtus en grande tenue, jusqu'à la cathédrale de Königsberg, alors que les cloches de toutes les églises de la ville sonnaient.

"Une interminable foule de gens l'y suivit à pied. Dans la cathédrale, après les rites funéraires coutumiers, accompagnés de toutes les expressions possibles de vénération nationale pour le défunt, il y eut un grand service musical, admirablement exécuté, à la fin duquel les restes mortels de Kant furent descendus dans la crypte académique ; et c'est là qu'aujourd'hui il repose parmi les patriarches de l'université. Paix à ses cendres et à sa mémoire. Eternel honneur."



Thomas de Quincey - 1785 - 1859
Thomas de Quincey éprouvait une immense admiration pour Emmanuel Kant, tant pour l'homme, même s'il l'a dépeint avec une certaine ironie, que pour son oeuvre philosophique, la considérant comme magistrale dans son apport à l'histoire intellectuelle de l'humanité. Son ouvrage sur Kant, publié en 1854, se distingue nettement du reste de son oeuvre, singulière et assez sulfureuse aux yeux de ses contemporains. Sa lucidité sur la condition humaine s'illustre dans "Les derniers jours d'Emmanuel Kant", où il a tenu à peindre un génie qui s'achemine lentement vers son déclin, abandonnant tout ce qui l'avait constitué, physiquement et intellectuellement, vaincu par la sénilité ; cet aspect n'étant pas si courant à l'époque, tant il était communément admis que pour les penseurs et les philosophes, le grand âge était surtout empreint de la plus grande sagesse,  sans qu'il ne soit jamais fait mention des terribles déficiences engendrées par la vieillesse. Grâce lui soit rendue d'avoir évoqué dans cet ouvrage si attachant, la vie d'un penseur d'exception, et d'un homme parmi les hommes.




✷✷

Christine Filiod-Bres
Vert Céladon
litteraturelyon.blogspot.com




Le lecteur pourra consulter la bibliographie de l'oeuvre de Kant qui
est largement publiée et accessible dans différentes collections.

Thomas de Quincey a publié une première fois "Les derniers jours
 d'Emmanuel Kant" dans le "Blacwood Magazine" en février 1827,
puis a procédé à de notables remaniements de son texte pour la
réédition de son oeuvre en 1854.

Philippe Collin a réalisé en 1993 une adaptation cinématographique
des "Derniers  jours d'Emmanuel Kant".








mardi 18 avril 2017

Les Dames du Palais - Petit poème en prose





Photo collection personnelle C. FB



Les Dames du Palais


La joueuse de shamisen découvrit un jour
Qu'elle n'était pas la seule dame du palais
A recevoir des lettres brûlantes et interdites


Ouvrant le coffret de jade, coeur du secret
Elle détacha le ruban de soie mauve
Et jeta ses souvenirs de papier dans le brasero


Au soir de sa vie ils n'avaient plus d'importance
Seul comptait, dans la douceur nocturne
L'apaisement infini des notes mates du shamisen




Christine Filiod-Bres
Vert Céladon - 18. 04. 2017




dimanche 9 avril 2017

mercredi 4 janvier 2017



Claire Basler







Vert Céladon - Quelques notes et impressions de l'année 2016
et hommage à Anita Brookner




Une vingtaine de publications seulement cette année, qui a été moins prolifique que les précédentes et un peu en demi-teinte. Différentes raisons, dont ceux qui me connaissent personnellement savent ce qu'il en est, et d'importants travaux dans ma maison, m'ont empêchée de me consacrer plus assidûment au Blog et ont altéré l'inspiration nécessaire à la rédaction des textes, qui nécessitent une certaine énergie, laquelle m'a hélas fait défaut cette année.


Elle se clôture cependant sur des statistiques de fréquentation assez satisfaisantes, avec 24 252 pages vues depuis la création du blog en juin 2013, provenant de très nombreux pays, parfois fort éloignés du nôtre, même si la France reste en tête du lectorat, suivie par les Etats-Unis et la Russie. Cette année, le Blog a trouvé des lecteurs en Asie, notamment au Vietnam et en Thaïlande, ainsi qu'en Haïti, aux Philippines et au Mexique.




Parmi les chroniques publiées en 2016, celle consacrée au très beau roman de Fanny Hurst "Back Street", laquelle me tient très à coeur, cet ouvrage ayant compté dans mon parcours littéraire, a rencontré le plus de lecteurs, suivie par "My Dear Cassandra", relative à la correspondance perdue de Jane Austen ; puis vient le très bel essai de Siri Hustvedt,  "La femme qui tremble", consacré aux neurosciences.  



Le Blog fait aussi l'objet d'une page Twitter, qui n'a pas un nombre astronomique d'abonnés, d'une part parce que je ne m'en occupe pas assez, mais aussi parce que je ne veux pas en être l'esclave, et que je recherche la qualité, plutôt que la quantité, ce média me permettant surtout de faire connaître encore davantage Vert Céladon, en touchant un public directement intéressé par la littérature ou le cinéma, ce qui fonctionne plutôt bien et renforce notablement sa diffusion.


Pour ce qui est du domaine technique, j'avais envisagé un changement de site hébergeur, mais je dois y renoncer car je tiens essentiellement à la traduction simultanée de mes textes, ce qui n'était pas le cas pour le site en projet. Il y aura donc une simple amélioration de la mise en page, plus dynamique, sans doute un peu moins classique, tout en conservant à l'ensemble sa marque de fabrique, puisqu'elle semble convenir à un certain nombre de lecteurs.


Par ailleurs, j'ai également ouvert une page spécifique sur Facebook "Vert Céladon", que chacun peut "Aimer" et recevoir ainsi les publications les plus récentes, même si toutes n'y figurent pas. Cette page n'est pour l'instant pas très dynamique, car je dois m'y consacrer davantage, notamment par le biais de la publicité, laquelle est payante.


Claire Basler
Sur un plan plus général, je dois préciser que Vert Céladon traite finalement assez peu de l'actualité littéraire immédiate, excepté pour quelques coups de coeur, assez rares hélas, et en matière de cinéma parfois. Je parle davantage avant tout de ce que j'aime, de ce qui me parait important de faire connaître aux lecteurs, lorsqu'une oeuvre  me  touche particulièrement, même si sa publication n'est pas récente. Je ne vois aucun intérêt à emboîter le pas de la critique littéraire officielle en ajoutant du commentaire aux commentaires. La plupart des livres propulsés sur les têtes de gondoles des librairies et des grandes enseignes, n'ont absolument pas besoin de moi, et je préfère de beaucoup m'attacher à prendre les chemins de traverse.

C'est mon seul luxe, et j'entends bien continuer à user de cette liberté, qui a un prix cependant, celui d'un certain décalage, voire un isolement, par rapport à la bulle littéraire médiatique. Je dois préciser que j'achète tous les livres dont je traite et ne reçois aucun service de presse, ma P.A.L., sous entendu "Pile à lire", expression très en vogue sur les blogs, que je n'emploie jamais,  et dont certains se gargarisent, est uniquement le fruit de mes choix. 



Par ailleurs, j'ai pour projet dans les mois à venir, d'évoquer une oeuvre qui a m'a beaucoup marquée cette année, lors de mes pérégrinations littéraires, à savoir le magnifique recueil de nouvelles du grand Somerset Maugham "Le Sortilège Malais", chef d'oeuvre absolu d'émotion contenue, plus amère que douce. Au programme également, une autre nouvelle, presque un petit roman, le tragique et cruel "Washington Square" de Henry James.


En littérature française, "Une vieille maîtresse" de Barbey d'Aurevilly, oeuvre complexe, pourrait aussi faire l'objet d'une chronique. Je n'exclue pas non plus les coups de coeur imprévus qui pourraient s'inviter dans cette liste, comme ce fut le cas récemment, pour la biographie de Juliette Récamier par Catherine Decours ; notamment en ce qui concerne la grande romancière et mémorialiste américaine, Joan Didion, dont je compte approfondir l'oeuvre dans les semaines à venir. Je n'ai pas non plus renoncé à l'idée de traiter "Le club de la chance" d'une autre américaine, d'origine chinoise : Amy Tan, auquel je réfléchis depuis très longtemps.



Anita Brookner - 1928 - 2016
Enfin, je ne voudrais pas en terminer sans avoir salué la mémoire d'Anita Brookner, grande dame de la littérature anglaise, dont l'oeuvre m'est si chère, que j'ai évoquée par le biais d'une chronique que je lui ai consacrée en décembre 2013, "Anita Brookner - Eloge de l'ombre". Cette romancière est décédée le 10 mars 2016, un peu dans l'indifférence générale en France, il faut bien le dire, très peu de presse ayant relaté cet événement. L'Angleterre a fort heureusement su honorer, comme il se devait, celle qui était aussi une historienne d'art réputée, notamment dans le domaine de la peinture française du XVIIIe et XIXe siècle, mais rien d'étonnant pour ce pays qui sait ce qu'il en est de la tradition et de la mémoire.


Il me reste à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui me suivent fidèlement, et qui par leur attention, prêtent vie à Vert Céladon et m'encouragent à poursuivre cette belle aventure.


 



Christine Filiod-Bres
Vert Céladon - 4 janvier 2017
litteraturelyon.blogspot.com





lundi 2 janvier 2017






Belle Année 2017
 à tous les lecteurs de Vert Céladon



Happy New Year 2017 for all the readers 
of Vert Céladon, into the world


Claire Basler