samedi 16 novembre 2013

Musique








Maria Cristina KIEHR


"Je suis un instrument parmi les autres"



Venue au chant en 1983, Marie Cristina KIEHR, soprano née en Argentine, d'origine danoise, quitte son pays pour étudier le chant baroque auprès de Renée JACOBS à la Scola Cantorum de Bâle, et se spécialise dans ce répertoire.

C'est à Innsbrück, en Autriche, que débute sa carrière en 1988, où elle fonde avec le harpiste Jean-Baptiste AYMES, le Concerto Soave Ensemble, qui se consacre essentiellement à la musique italienne de l'époque baroque.


Elle poursuit, jusqu'à nos jours, une carrière magnifique auprès des plus grands Ensembles de musique ancienne, entre le Concerto Vocale de René Jacobs, le Concerto Köln, l' Ensemble 415,  l'Ensemble Vocal Européen de Philippe Herreweghe, l' Hesperion XX de Jordi Savall, La Fenice de Jean Tubery ... Elle collabore également avec les plus grands chefs, Frans Brüggen, Nicolaus Harnoncourt, et le très grand maître du clavecin, Gustav Leonhardt.


Maria Cristina Kiehr, Jean-Baptiste  Aymes et le Concerto Soave


La discrétion de Maria Cristina KIEHR, n'a d'égale que sa simplicité, qui la porte à fondre sa voix, comme elle le dit, à l'instar "d'un instrument parmi les autres" ...

Et pourtant, qui entend pour la première fois, la suavité de son timbre, la pureté de sa diction, qui touchent à la grâce, ne pourra plus jamais oublier cet instant de la découverte, où on a soudain le sentiment que la vie a un sens, et que nous sommes au monde, pour ressentir parfois une émotion d'une telle intensité, qu'elle restera gravée en nous à jamais.

Il est cependant regrettable que la notoriété de cette merveilleuse interprète soit essentiellement cantonnée au domaine du chant baroque, car elle est hélas bien moins médiatisée que certaines de ses consoeurs, qui abordent des répertoires plus connus, et déclinés parfois ad nauseam, ce qui prive le grand public d'un accès à la beauté à l'état pur.

Je donnerais tout l'or du monde pour la voix de Maria Cristina KIEHR et lui voue une très grande admiration, de même que j'éprouve du respect pour la très belle femme, discrète et réservée qu'elle est, uniquement requise par son chant, qu'elle élève au plus haut rang de l'art occidental.  

Christine Filiod-Bres
15 novembre 2013










Je dois à mon cher Jean-Christophe Pucek, l'Animateur de Passée des Arts, et à Geoffroy de Longuemar, tous deux merveilleux passeurs de la musique ancienne, d'avoir découvert Maria Cristina Kiehr, pour cela, grâce leur soit rendue, et reconnaissance éternelle.