vendredi 21 juin 2013



Juliette Récamier - 1777 - 1849




Juliette RECAMIER - Une lyonnaise célèbre



La très belle exposition que le Musée des Beaux Arts de Lyon a consacrée à Juliette Récamier, grande figure de l'histoire lyonnaise, est une des plus intéressantes qu'il m'ait été donné de voir. On  a pu y admirer ses plus beaux portraits, ainsi que des bustes, entre autres de Canova, de même que du mobilier, des robes et bijoux lui ayant appartenu, le tout restitué dans le contexte historique et politique de l'époque.

Singulier destin que celui de Juliette Récamier. Née à Lyon en 1777, mariée à quinze ans, sous la Terreur, à un ami de ses parents, Monsieur Récamier, riche banquier avec lequel elle noua une relation affectueuse, mais platonique, dont on pense qu'elle était peut-être sa fille naturelle ...

Ce départ improbable dans l'existence, ne l'empêcha pas de s'illustrer à Paris, en tenant un brillant salon, fréquenté par l'intelligentsia de l'époque. Sa beauté, son charme, et sa finesse d'esprit, lui suscitèrent de nombreux admirateurs, mais ne parvinrent pas à éloigner les foudres du pouvoir impérial, auquel elle s'opposa, avec Madame de Staël, dont elle fut une grande et fidèle amie.

Eloignée de Paris, elle vécut de nouveau à Lyon, puis en Italie et ne regagna la France qu'après la chute de Napoléon. Très courtisée par Benjamin Constant, qu'elle éconduit, elle entretint avec François-René de Chateaubriand, une intense amitié amoureuse, à la fin de la vie de l'auteur des Mémoires d'Outre Tombe ; ce dernier lui adressant cette dédicace  "mon dernier rêve sera pour vous". Elle mourra à Paris, à l'Abbaye au Bois, de sérieux revers de fortune l'ayant conduite à se réfugier chez une amie.

Figure féminine extrêmement attachante, Juliette Récamier se caractérise par son indépendance d'esprit, son courage politique, car il en fallait pour s'opposer à Napoléon, et sa loyauté indéfectible en amitié.

Une lyonnaise célèbre, qui fit carrière à Paris, mais qui honore sa ville de naissance, en figurant, entre autres, sur La Fresque des Lyonnais, que l'on peut admirer le long des quais de la Saône, à proximité de cette rue de Constantine, où elle naquit, un beau jour de 1777.


Christine Filiod-Bres
Lyon, le 6 novembre 2013







Maurice Ronet - 1927 - 1983



Poème  pour Maurice Ronet


Il fut le feu follet
Intense et ténébreux
Si beau 
Et le sachant à peine


Qui se souvient de lui
Traversant le siècle
Et si tôt arraché
A jamais loin de tous


Désinvolte et profond
Je l'aimais et je l'aime
Il est toujours présent
Incandescent et doux


Christine Filiod-Bres - 2012

Violaine Cochard - Jean-Sébastien Bach - Préludes et autres fantaisies



Claude Lefebvre - 1632 - 1675
Catherine, fille ainée du peintre, coiffant son petit frère - Dijon - Musée Magnin